Bonaparte n’est pas Napoléon

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Les confidences du Cygne

Quelle idée de vouloir écrire un roman qui met en scène Bonaparte ? Est-ce que nos livres d’histoire se sont intéressés au jeune Corse arrivé, en 1778, à huit-neuf ans au collège d’Autun, puis à l’École militaire de Brienne, après avoir été arraché à sa famille et exilé loin de son île natale ?

Combien de personnes se sont penchées sur le destin délicat de « Nabulio », comme l’appelait sa famille, destin qui expliquera, au fil des années, ses choix et ses batailles intérieures.

Moi-même, avant le commencement de l’écriture de « 1785, nostalgie d’exilés corses », je ne connaissais rien de l’enfance et de l’adolescence de Bonaparte.

Habitant à quelques kilomètres de Valence, j’ai découvert ses différents passages drômois plus ou moins longs (pas moins de 18 en tout, jusqu’au 24 avril 1814 au moment de son exil sur l’île d’Elbe).

À travers mes nombreuses lectures, je me suis peu à peu familiarisée avec son caractère aussi attachant que complexe. J’ai ressenti, au fil des jours, ses contradictions, ses luttes, ses passions, ses déceptions et sa droiture.

Que nous aimions ou non l’Empereur qu’il deviendra, il a été tout d’abord un enfant déraciné, obligé de trouver sa place dans une France ennemie (jusqu’en 1768, un an avant sa naissance, la Corse était génoise) et malmené par ses petits camarades issus de la noblesse. Orgueilleux, certes, mais avait-il le choix s’il voulait survivre loin de sa mère, de ses frères et sœurs, qu’il ne reverra pas avant 1786 ? Néanmoins, son intelligence ainsi que son incroyable ouverture d’esprit lui permettront de devenir cet adolescent passionné, indépendant et fidèle. Lors d’un de ses déplacements à Valence, il viendra faire ses adieux à la famille Bou qui a représenté un point d’attache important à son arrivée en 1785. Il n’hésitera pas à leur avouer sa reconnaissance :

En montrant son cœur, il prononcera : « Vous et Mlle Bou, vous êtes logés là, et dans cette place les souvenirs ne changent pas de garnison ! »

J’ai pris un immense plaisir à suivre l’évolution du militaire fier qui s’est formé au métier d’artilleur à la Fère Artillerie au Polygone de Valence.

J’ai eu à cœur de montrer comment les événements peuvent façonner un être, le conduisant à changer la face de l’Histoire.

Qui peut dire aujourd’hui quelle aurait été la destinée du petit « Raboulione » s’il était resté à Ajaccio près de la magnifique Laetizia, au lieu de quitter la Corse ?

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